« Je m’en occuperai ce week-end. » Tous les indépendants ont dit cette phrase à propos de leur site, de leur page Facebook ou de leur fiche Google. Et tous savent comment ça finit. Le problème n’est pas la motivation : c’est que personne ne mesure vraiment le temps que demande une présence en ligne correcte. Alors mesurons-le.

Ce que demande une présence en ligne « correcte »

Par correcte, on entend : un site à jour, une fiche Google vivante, une présence régulière sur un ou deux réseaux, une newsletter de temps en temps, et quelques contenus qui permettent d’être trouvé sur Google et dans les IA. Rien d’extravagant. Voici, poste par poste, le temps que ça prend quand on le fait soi-même, sans être du métier.

Le site : 3 à 5 heures par mois

Mises à jour de WordPress et des extensions, sauvegarde, vérification que tout fonctionne encore après une mise à jour, petites modifications (un tarif, un horaire, une photo), et de temps en temps une nouvelle page. Quand tout va bien, deux heures. Quand une mise à jour casse quelque chose, une après-midi.

La fiche Google : 1 à 2 heures par mois

Répondre aux avis (dans les 48 h, idéalement), ajouter des photos, publier une actualité, vérifier les horaires avant les vacances, corriger les modifications suggérées par des inconnus. Peu de temps, mais chaque semaine, sans oublier.

Les réseaux sociaux : 6 à 10 heures par mois

Pour deux publications par semaine sur un réseau : trouver l’idée, écrire le texte, faire ou choisir un visuel, publier, répondre aux commentaires. Comptez 45 minutes à une heure par publication quand on n’a pas l’habitude. Sur deux réseaux, doublez.

Les contenus (articles, pages) : 4 à 6 heures par article

Un article utile de 1 000 à 1 200 mots, bien structuré, qui répond à une vraie question de vos clients et que Google peut comprendre : recherche, plan, rédaction, relecture, mise en page, image. Deux articles par mois, c’est une journée de travail.

La newsletter : 2 à 3 heures par envoi

Choisir le sujet, écrire, mettre en forme, vérifier la liste, envoyer, regarder qui a ouvert. Une fois par mois pour la plupart des petites entreprises.

Le suivi : 1 à 2 heures par mois

Regarder les statistiques, les positions Google, les demandes reçues, ce que disent les IA de vous, et décider quoi améliorer. L’étape que presque tout le monde saute, et pourtant la seule qui permet de progresser.

Le total : 17 à 28 heures par mois

Soit l’équivalent de 3 à 4 jours de travail par mois, pour une présence simplement correcte. C’est le temps que vous n’avez pas, et c’est pour ça que le site date de 2021 et que la page Facebook s’est arrêtée.

Les trois façons de s’en sortir

1. Réduire la voilure, mais tenir

Mieux vaut un réseau tenu qu’une présence partout abandonnée. Choisissez : un site simple et à jour, une fiche Google vivante, un seul réseau social. Comptez 8 à 10 heures par mois. C’est tenable si vous bloquez un créneau fixe chaque semaine, et seulement à cette condition.

2. Déléguer à une agence ou à plusieurs freelances

C’est la solution classique. Elle fonctionne, mais elle coûte cher (les agences facturent entre 60 et 120 € de l’heure) et elle multiplie les interlocuteurs : un webmaster, un rédacteur, un community manager, et vous au milieu pour coordonner.

3. Confier le tout à une seule personne outillée par l’IA

C’est la voie qui s’est ouverte récemment. Avec une intelligence artificielle connectée aux outils (site, réseaux, e-mails, statistiques) et des automatisations, une seule personne fait en une heure ce qui prenait cinq heures. Les 17 à 28 heures mensuelles deviennent 4 à 8 heures : un abonnement mensuel accessible, un seul interlocuteur, et surtout de la régularité, ce qui compte le plus pour Google, pour les IA et pour vos clients.

Ce qui ne change pas, quelle que soit la solution

La régularité bat l’intensité. Deux publications par semaine pendant un an valent plus qu’un mois frénétique suivi de onze mois de silence. Un article par mois pendant deux ans construit une vraie présence. Et chaque chose publiée doit répondre à une question que se posent vos clients : c’est la seule règle qui n’a jamais changé.

Vous voulez savoir combien de temps votre présence en ligne demanderait, dans votre cas précis ? C’est exactement ce qu’on estime pendant le diagnostic gratuit.