La fiche Google (Google Business Profile, ex-Google My Business) est le premier endroit où vos clients vous voient : dans Google Maps, dans le bloc local des résultats, et de plus en plus dans les réponses des IA. Pour un artisan, un commerçant ou un professionnel de santé, elle apporte souvent plus de contacts que le site lui-même. Et pourtant, la plupart des fiches sont à moitié remplies.
Voici les sept réglages qui font la différence, dans l’ordre où on les traite.
1. La catégorie principale, puis les catégories secondaires
C’est le réglage le plus important et le plus souvent bâclé. Google classe votre fiche d’abord par sa catégorie principale : « Plombier », « Électricien », « Ostéopathe », « Restaurant italien ». Choisissez la plus précise, pas la plus large. Ajoutez ensuite jusqu’à neuf catégories secondaires pour vos autres activités (« Chauffagiste », « Dépannage de plomberie »). Chaque catégorie ouvre des recherches supplémentaires.
2. Les services, détaillés un par un
Dans la rubrique « Services », listez chaque prestation avec une description de deux ou trois phrases et, si possible, une fourchette de prix. « Remplacement de chauffe-eau : intervention sous 48 h, matériel fourni, à partir de 650 € ». Google s’en sert pour vous afficher sur des recherches précises, et les IA s’en servent pour répondre à « combien coûte… ».
3. La zone desservie, sans tricher
Si vous vous déplacez chez vos clients, indiquez les communes réellement couvertes (une dizaine, pas tout le département). Si vous recevez dans un local, l’adresse exacte suffit. Une zone trop large dilue votre visibilité ; une zone fausse peut faire suspendre la fiche.
4. Les horaires, y compris les exceptions
Horaires d’ouverture précis, horaires spéciaux pour les jours fériés et les vacances, et le bouton « Ouvert 24 h/24 » seulement si c’est vrai. Une fiche indiquée ouverte alors que vous êtes fermé génère des appels perdus et des avis négatifs.
5. Les photos : les vôtres, régulièrement
Photo de la devanture, de l’équipe, des réalisations, des véhicules, de l’intérieur. Pas d’images de banque. Ajoutez une ou deux photos par mois : Google remarque les fiches vivantes. Les fiches avec plus de 100 photos reçoivent nettement plus de demandes d’itinéraire et d’appels que les fiches avec 10 photos.
6. Les avis : un lien, une habitude, des réponses
Récupérez votre lien court de demande d’avis (dans le tableau de bord de la fiche) et prenez l’habitude de l’envoyer après chaque prestation réussie, par SMS ou par e-mail. Répondez à chaque avis, positif ou négatif, dans les 48 heures, de façon brève et polie. Les avis récents comptent plus que les anciens : trois avis par mois valent mieux que trente avis d’il y a deux ans.
7. Les publications et les questions-réponses
Une publication par mois (une offre, une réalisation, une actualité) suffit pour montrer que l’entreprise est active. Et remplissez vous-même la section « Questions et réponses » avec les cinq questions que vos clients posent toujours : zone, délais, devis, paiement, garantie. Sinon, ce sont des inconnus qui y répondent à votre place.
Ce que ça change pour les IA
ChatGPT, Perplexity et Google AI s’appuient fortement sur la fiche Google quand on leur demande un professionnel local. Une fiche complète, cohérente avec votre site (même nom, même adresse, même téléphone) et alimentée en avis récents est le meilleur moyen d’être cité quand un client demande « un bon artisan près de chez moi ».
En pratique
Comptez une heure et demie pour tout remettre d’équerre la première fois, puis une demi-heure par mois pour les photos, les publications et les réponses aux avis. C’est l’un des premiers chantiers qu’on traite pour chaque client, parce que c’est celui qui rapporte le plus vite.